Vivre au rythme des saisons : l’automne

Chaque année, au mois de septembre, je trépigne d’impatience. Alors certes, la rentrée est proche et on croule en général sous une montagne de tâches administratives à accomplir. Et puis, il faut que chaque membre de la famille retrouve son rythme, avec un été bien souvent placé sous le signe des vacances. Malgré tout, c’est un grand mois pour moi, surtout depuis que je ne suis plus enseignante. Cette année n’a pas dérogé à la règle, et c’est pleine d’excitation que je sens les premiers frimas de l’automne arriver.

Il m’a fallu près de 38 ans pour comprendre ce que je m’apprête à vous partager aujourd’hui. J’espère sincèrement que cet article saura vous aider, si vous en ressentez le besoin, à prendre conscience de ce qui devrait être une réalité absolument nécessaire pour permettre au corps et à l’esprit d’évoluer dans les meilleures conditions.




Photo de Pixabay sur Pexels.com




Pendant des années, j’ai détesté l’automne, puisqu’il me rapprochait du encore plus haï hiver. Les nuits qui tombent tôt, le retour des pantalons, les feuilles qui jonchent le sol, la pluie et le vent qui enfoncent le moral au fin fond des chaussettes… Pour moi, automne rimait avec tristesse, solitude, abattement, tous ces mots qui traduisaient mon état émotionnel du moment. Ce qui est par ailleurs assez étonnant, c’est que cela fait 11 ans que je vis pourtant des automnes plutôt conciliants, entre ma vie à Houston et celle à Lisbonne. Mais malgré cela, rien à faire, cette saison ne me correspondait absolument pas.

Et puis, la sagesse aidant, je me suis mise à regarder petit à petit cette saison d’un œil nouveau. Déjà, parce que ma relation à l’hiver a littéralement changé ces dernières années, comme vous le verrez dans l’article que je lui dédierai en décembre. Et, qui dit meilleur hiver, dit meilleur automne aussi, finalement. Mais, si j’aime voir arriver l’automne désormais, c’est aussi parce que j’ai compris que chaque saison a son importance dans le rythme naturel du corps et de l’esprit. On ne vit pas l’été comme on vit l’hiver. L’énergie n’est pas la même, les besoins de chacun non plus.








Si on observe la nature pendant l’automne, on voit qu’après l’effervescence de l’été vient le temps du dépouillement, comme les arbres qui se débarrassent de leurs feuilles en prévision de l’hiver. C’est également la saison des dernières récoltes, celles qui permettent de faire les réserves pour les mois plus froids qui arriveront. C’est une période de transition, qui appelle la nature à faire le tri.

Depuis deux ans, j’essaie de copier ce que j’observe pour adapter mon rythme de vie quotidien à celui qui m’entoure. L’automne est la saison idéale pour ralentir le rythme, mais également pour regarder tout ce qu’on a créé pendant les mois plein d’énergie du printemps et de l’été, de voir ce qu’on veut garder et ce dont on veut se débarrasser. Dans mon cas très personnel, c’est une saison où je prends le temps de reprendre mes projets en cours et de les alléger. J’enlève tout le superflu, tout ce qui va me pomper de l’énergie pour rien. Je raye des lignes sur ma To-Do List, même si ce sont des choses que je n’ai pas accomplies. Je les garde pour plus tard, quand l’hiver sera passé.




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Pour accompagner cette transition, je vais même plus loin. Depuis quelques années, je ressens un fort appel en septembre pour que je change d’alimentation. Il y a en général un avant et un après. Avant, je mange avec plaisir des courgettes et des tomates. Et, d’un coup, je passe presque sans transition aux poires, pommes et potirons ! Ça peut paraître drôle mais je vous assure que c’est plus fort que moi. Je crois qu’au fond, outre les bienfaits de manger des fruits et légumes de saison, cela me permet de me dire que l’automne est bel et bien là.

Enfin, pour aller au bout de ce sujet, je voulais vous expliquer ce que j’ai compris récemment. Si à chaque saison correspond un élément, celui de l’automne est indéniablement la terre. Alors, c’est le moment où je fais le plus de grounding, qui est le fait de marcher directement pieds nus sur la terre. Après le côté aérien et léger des mois chauds, je m’enracine, littéralement. C’est le moment où je recommence à travailler sur moi. C’est le moment où je redéfinis qui je suis et quelle est ma place dans le monde. Et, surtout, c’est le moment où j’apprends à accepter que les périodes de décroissance sont tout aussi importantes pour le corps et l’esprit que les périodes de croissance. Et cette acceptation là est sans aucun doute la plus difficile pour moi.

Je ne sais pas si cet article vous parlera, mais j’avais à cœur de vous transmettre ce que j’ai compris récemment, car ce nouveau fonctionnement me permet d’utiliser l’énergie naturelle du cycle de la vie afin de ne pas m’épuiser. Quand on voit le rythme effréné que nous impose la société, je crois qu’il est urgent de s’extraire de tout cela afin de revenir à quelque chose de bien plus naturel. Ça me parait tellement logique maintenant… Mais que de barrières j’ai dû abattre pour en arriver jusque-là !

Je serais ravie d’échanger avec vous à ce sujet si le cœur vous en dit. J’ai la chance d’être entourée par plusieurs amies qui vivent au même rythme que moi, mais je sais que tout le monde n’a pas cette chance, et qu’on peut parfois se retrouver seul(e) face à ce que l’on ressent. Alors n’hésitez pas, par mail ou par MP, je suis là !

En attendant, je vous souhaite de passer un magnifique automne, plein d’enracinement et de dépouillement. Merci à la nature de nous montrer encore une fois le chemin vers une meilleure existence !

6 commentaires sur « Vivre au rythme des saisons : l’automne »

  1. Merci Sophie pour ce superbe texte, je te rejoins en tout, j’aime aussi l’idée de « se terrer » et de se « tairer ».. Comme si l’automne nous autorisait à murmurer avant le silence de l hiver… Merci.

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou Sophie,
    Je te rejoins dans la compréhension de la nécessité des saisons! Vivre en Polynésie, donc quasiment sans saisons (à part un ou deux degrés de différence et plus ou moins de pluie et encore) m’a fait savourer leur existence et à quel point elles m’avaient manqué. Leur succession rythme notre vie et lui donne un certain tempo, je suis entièrement d’accord avec toi. Moi aussi, je sens la nécessité d’adapter ma vie intérieure aux saisons, plus de cocooning quand les jours diminuent, un recentrage vers l’intérieur, la famille. Mais quand même, ma préférence va au printemps et son explosion de vie !
    Des bises

    Aimé par 1 personne

    1. Voilà, tu as tout bien résumé ! Avant, ma saison préférée était sans aucune hésitation l’été, mais ce n’est plus du tout le cas depuis quelques années… Je pense que tu vois pourquoi ! Bises et à bientôt

      J’aime

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